Le coup d’envoi du Mondial nord-américain est lancé et le Groupe D ouvre les hostilités avec une affiche piège. Pour ce États-Unis – Paraguay de la Coupe du Monde 2026, le pays co-hôte reçoit une Albirroja revancharde au SoFi Stadium de Los Angeles. Notre analyse complète du groupe D décrypte forces, faiblesses et pistes de paris pour ce samedi 13 juin.
Sur le papier, le USMNT de Mauricio Pochettino part favori devant son public. Mais le Paraguay de Gustavo Alfaro, de retour au Mondial après seize ans d’absence, possède le profil exact de l’adversaire qui peut gâcher la fête d’entrée. Voici tout ce qu’il faut savoir avant ce duel d’ouverture.
À quelle heure et où voir États-Unis – Paraguay ?
La rencontre États-Unis – Paraguay se dispute le samedi 13 juin 2026 au SoFi Stadium d’Inglewood, dans la métropole de Los Angeles. Ce stade ultramoderne, l’un des plus impressionnants de la planète, accueille plusieurs affiches majeures du tournoi et offrira un cadre spectaculaire à cette ouverture de groupe.
Pour les téléspectateurs français, le décalage horaire avec la Californie est conséquent : Los Angeles accuse neuf heures de retard sur Paris. Selon le créneau retenu par la FIFA, le match débute à 03h00 heure française (dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 juin). Heure locale à Los Angeles : 18h00 le vendredi 12 juin (PDT, UTC-7). Vérifiez l’horaire exact sur notre guide TV de la Coupe du Monde 2026 à l’approche du coup d’envoi.
La diffusion en France sera assurée par les détenteurs des droits du Mondial 2026. Comme pour chaque grand rendez-vous international, plusieurs chaînes se partagent les rencontres : pensez à consulter le programme officiel pour ne pas manquer cette première affiche du Groupe D et caler votre réveil en conséquence.
Le choix de Los Angeles et du SoFi Stadium n’est pas anodin. Première des trois étapes américaines de la phase de groupes, la Californie offre aux États-Unis une ambiance de feu pour lancer leur Mondial. L’enceinte d’Inglewood, inaugurée en 2020, est un symbole de la puissance organisationnelle du football américain et accueillera une foule très majoritairement acquise au USMNT.
États-Unis : l’ambition du pays co-hôte
Les États-Unis abordent ce Mondial avec le statut particulier de pays co-hôte, aux côtés du Mexique et du Canada. Qualifiés d’office, les Américains ont disposé d’un long cycle de préparation sous la houlette de Mauricio Pochettino, technicien argentin nommé pour structurer cette génération et viser un parcours marquant à domicile.
Le sélectionneur a dévoilé sa liste des 26 le 26 mai 2026. Son ossature s’appuie sur une jeune garde évoluant en Europe, avec un noyau de cadres désormais installés dans de grands championnats. Christian Pulisic (Milan) reste le visage emblématique de cette sélection, épaulé au milieu par Weston McKennie (Juventus) et le récupérateur Tyler Adams (Bournemouth).
La défense s’articule autour de Chris Richards (Crystal Palace), du capitaine Tim Ream (Charlotte FC), de Sergiño Dest (PSV) et du véloce Antonee Robinson (Fulham). Devant, Folarin Balogun (Monaco) et Tim Weah (Marseille) apportent leur vécu de Ligue 1, tandis que Malik Tillman (Leverkusen) anime l’entrejeu offensif.
Plusieurs choix forts ont marqué la liste de Pochettino. Mark McKenzie (Toulouse) s’est invité dans la défense, Sebastian Berhalter a été retenu, tandis que Tanner Tessmann (Lyon) a été écarté à la surprise générale. Dans les cages, Matt Freese (New York City FC) tient la corde, avec Matt Turner en doublure expérimentée.
Le bloc défensif s’enrichit aussi de profils de complément intéressants. Alex Freeman (Villarreal) et Auston Trusty (Celtic Glasgow) apportent de la concurrence sur les flancs et dans l’axe, tandis que Joe Scally figure parmi les latéraux retenus. Cette densité défensive donne à Pochettino la possibilité d’ajuster son dispositif selon le profil de l’adversaire rencontré.
Le système privilégié est un 4-3-3 à vocation offensive : bloc haut, pressing coordonné et transitions rapides portées par les ailiers. Sur le plan de la forme, un point de vigilance subsiste néanmoins : Christian Pulisic a connu une période de moins bien en club, ce qui interroge sur son rendement immédiat dans un tournoi où chaque match compte. Retrouvez le détail dans notre effectif des États-Unis.
L’enjeu pour le pays co-hôte est aussi mental. Devant un public immense et avec la pression d’un Mondial à domicile, cette génération doit prouver qu’elle peut transformer son potentiel individuel en collectif compétitif. La gestion du premier match, souvent crispant, sera un révélateur du tempérament de l’équipe de Pochettino.
Paraguay : la renaissance de l’Albirroja
Le Paraguay signe un retour très attendu sur la scène mondiale, seize ans après sa dernière participation en 2010. L’Albirroja s’est qualifiée via les exigeantes éliminatoires sud-américaines, l’une des zones les plus relevées du football international, ce qui constitue déjà une garantie de solidité et de caractère.
Artisan de ce redressement, le sélectionneur argentin Gustavo Alfaro a redonné une identité claire à cette équipe : rigueur défensive, agressivité dans les duels et efficacité dans les moments forts. Sa liste préliminaire de 55 joueurs, annoncée le 12 mai 2026, a été ramenée à un groupe de travail de 37 éléments avant la sélection finale.
Le socle paraguayen repose sur une charnière expérimentée. Le capitaine Gustavo Gómez (Palmeiras, 56 sélections) incarne ce leadership, entouré de Júnior Alonso (Atlético Mineiro, 70 capes), Fabián Balbuena (Grêmio) et Omar Alderete (Sunderland). Dans les buts, le vétéran Gatito Fernández (Cerro Porteño) fait figure de référence.
Au milieu, le maître à jouer reste Miguel Almirón (Atlanta United, 75 sélections, 9 buts), dont l’expérience et la projection seront précieuses. Il est accompagné de Mathías Villasanti (Grêmio), du récupérateur Andrés Cubas (Vancouver Whitecaps) et du prometteur Diego Gómez (Brighton), profil athlétique capable de casser les lignes.
En attaque, Antonio Sanabria (Cremonese, 47 sélections, 7 buts) mène la ligne offensive avec son sens du démarquage, soutenu par l’ailier Ramón Sosa (Palmeiras) et les jeunes Enso González (Wolverhampton) et Álex Arce. Une attaque pragmatique, taillée pour le contre. Le détail figure dans notre effectif du Paraguay.
La profondeur de banc paraguayenne mérite d’être soulignée. Damián Bobadilla (São Paulo), Braian Ojeda (Orlando City) et Diego González (Atlas) offrent des solutions de rechange crédibles, tandis que la présence de plusieurs joueurs évoluant au Brésil (Palmeiras, Grêmio, São Paulo) garantit une habitude des grands matchs sous pression. Un groupe homogène, sans véritable point faible criant.
Le succès du projet d’Alfaro tient à sa capacité à fédérer cette génération autour d’un objectif clair. Après des années de déception, voir l’Albirroja de retour au plus haut niveau a relancé l’enthousiasme populaire au Paraguay. Cette dynamique positive est une force psychologique réelle pour aborder le tournoi sans complexe face au pays co-hôte.
Historique et confrontations directes
Les face-à-face entre États-Unis et Paraguay demeurent rares et anciens, ces deux nations n’évoluant pas dans la même confédération. La CONCACAF pour les Américains et la CONMEBOL pour les Sud-Américains limitent les occasions de croisement en dehors des grands tournois et des matchs amicaux ponctuels.
Ce manque de repères récents rend la lecture du duel plus incertaine. Aucune des deux sélections ne dispose d’un ascendant psychologique net hérité d’une série de confrontations, ce qui place les deux camps sur un pied d’égalité relative au moment d’aborder cette ouverture de Groupe D.
Sur la scène mondiale, les deux nations ont des trajectoires contrastées. Les États-Unis sont des habitués des phases finales depuis 1990, avec un quart de finale en 2002 comme meilleur résultat moderne. Le Paraguay, lui, a marqué les esprits avec un quart de finale en 2010 en Afrique du Sud, sommet de son histoire récente.
Le parcours des deux équipes
Le chemin vers ce Mondial illustre deux logiques opposées. Les États-Unis, en tant que pays co-hôte, ont été qualifiés automatiquement. Cette absence d’éliminatoires officielles a offert à Mauricio Pochettino un temps précieux pour expérimenter, mais prive aussi son groupe du rythme compétitif des grandes échéances à enjeu.
Le Paraguay a emprunté la route la plus exigeante. La qualification via les éliminatoires sud-américaines impose d’affronter sur la durée des nations comme l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay ou la Colombie. Sortir de ce groupe pour décrocher son billet est en soi une performance qui valide la solidité du collectif d’Alfaro.
Cet avantage de rythme côté paraguayen pourrait peser. Les hommes d’Alfaro arrivent rodés à l’intensité des matchs couperets, là où les Américains devront prouver que leurs nombreux matchs de préparation valent l’épreuve du feu d’une véritable compétition. Un paramètre à intégrer dans la lecture du match.
⚔️ Les compositions probables face à face
Compositions probables
Côté États-Unis, le 4-3-3 de Pochettino devrait s’articuler ainsi : Matt Freese dans les cages ; Sergiño Dest, Chris Richards, Tim Ream et Antonee Robinson en défense ; Tyler Adams, Weston McKennie et Malik Tillman au milieu ; Tim Weah, Folarin Balogun et Christian Pulisic devant. Une ossature offensive et tournée vers la possession.
Côté Paraguay, Gustavo Alfaro devrait privilégier un bloc compact, vraisemblablement en 4-4-2 ou 4-2-3-1, avec Gustavo Gómez et Júnior Alonso en patrons de la défense, le double pivot Cubas–Villasanti à la récupération, la créativité d’Almirón et le danger de Sanabria en pointe. Ces compositions restent indicatives jusqu’aux annonces officielles.
Focus tactique
Le duel s’annonce comme un classique opposition entre une équipe qui veut le ballon et une autre qui veut l’espace. Les États-Unis chercheront à imposer un pressing haut et à étirer la défense paraguayenne grâce à la vitesse de Pulisic et Weah dans les couloirs, en s’appuyant sur la patte technique de Tillman.
Le Paraguay devrait répondre par un bloc médian discipliné, accepter de céder la possession et frapper en transition. La capacité d’Almirón à se projeter et le sens du but de Sanabria constituent les armes principales d’Alfaro pour punir d’éventuels déséquilibres américains sur les pertes de balle.
Les phases arrêtées seront un autre terrain de bataille. Avec des défenseurs puissants comme Gustavo Gómez, Júnior Alonso et Fabián Balbuena, le Paraguay dispose d’une réelle menace sur coups de pied arrêtés, un secteur où les sélections sud-américaines excellent souvent. À l’inverse, la sélection américaine devra être vigilante sur sa propre surface lors des corners et coups francs adverses.
Le facteur clé pourrait résider dans le duel au milieu de terrain. Si Tyler Adams et Weston McKennie parviennent à museler Almirón et à priver le Paraguay de ballons propres, les États-Unis domineront. Dans le cas contraire, l’Albirroja aura les armes pour étouffer le jeu américain et imposer un rythme haché à son avantage.
Les enjeux du Groupe D
Le Groupe D est surnommé le groupe des coachs étrangers : Pochettino (Argentin) pour les États-Unis, Alfaro (Argentin) pour le Paraguay, l’Australien d’origine croate Popovic pour l’Australie et l’Italien Montella pour la Turquie. Un quatuor de techniciens étrangers qui donne une saveur particulière à cette poule.
L’avantage majeur des Américains réside dans leur calendrier : les États-Unis disputent leurs trois matchs de groupe à domicile, à Los Angeles, Seattle puis Philadelphie. Cet appui du public et la familiarité des stades constituent un atout que le Paraguay, l’Australie et la Turquie n’auront pas.
La Turquie, de retour 24 ans après son bronze de 2002, possède peut-être les plus belles pépites du tournoi avec Arda Güler (Real Madrid) et Kenan Yıldız (Juventus), tous deux âgés de 21 ans. L’Australie, plus limitée sur le papier, mise sur sa solidité. Pour compléter votre lecture du groupe, retrouvez notre analyse de Australie – Turquie.
Dans ce contexte, ce premier match revêt une importance capitale. Une victoire des États-Unis les installerait idéalement en tête. Pour le Paraguay, ramener un point ou un succès du SoFi Stadium serait un signal fort dans la course aux deux premières places synonymes de qualification directe pour les seizièmes de finale.
Marchés et paris à étudier
Plusieurs angles méritent l’attention sur ce États-Unis – Paraguay. Le marché du résultat du match (1N2) reflète logiquement un léger avantage aux Américains, soutenus par leur public, mais sans déséquilibre flagrant tant le profil défensif paraguayen est sérieux. Un match nul reste une issue pleinement crédible.
Le marché des buts mérite réflexion. Le Paraguay d’Alfaro est réputé pour sa rigueur et sa capacité à fermer les espaces, ce qui plaide pour une rencontre fermée. Le pari sur un total de buts limité, voire un under, peut séduire les amateurs de matchs verrouillés en ouverture de Mondial.
D’autres options existent : le marché des cartons, souvent généreux dans les confrontations engagées impliquant des équipes sud-américaines, ou encore les buteurs avec des noms comme Balogun, Pulisic ou Sanabria. Nous ne citons volontairement aucune cote chiffrée : référez-vous aux opérateurs agréés ANJ pour les cotes en temps réel.
Notre lecture et notre pronostic
Sur le papier, les États-Unis disposent des arguments pour s’imposer : un effectif plus dense individuellement, l’avantage du terrain et un public acquis à leur cause. Le 4-3-3 de Pochettino a les moyens de faire mal à une défense paraguayenne qui devra défendre bas une grande partie de la rencontre.
Mais le Paraguay coche toutes les cases du piège d’ouverture. Rodé par les éliminatoires sud-américaines, structuré par Alfaro et porté par l’expérience de Gómez, Almirón et Sanabria, il a la solidité pour résister et l’efficacité pour punir. L’interrogation autour de la forme de Pulisic ajoute une dose d’incertitude côté américain.
Notre lecture penche vers une rencontre serrée et disputée, où les États-Unis auront la maîtrise mais peineront à faire sauter le verrou adverse. Un scénario de match accroché, à faible nombre de buts, nous semble le plus probable. Une victoire américaine étriquée ou un nul figurent en tête de nos hypothèses, avec une vraie prudence recommandée. Retrouvez nos analyses détaillées dans nos pronostics Gold.
FAQ : États-Unis – Paraguay Coupe du Monde 2026
Quand et où se joue États-Unis – Paraguay ?
Le match se dispute le samedi 13 juin 2026 au SoFi Stadium de Los Angeles (Inglewood), pour la première journée du Groupe D de la Coupe du Monde 2026. Compte tenu du décalage de neuf heures, le coup d’envoi est à 03h00 heure de Paris (samedi 13 juin), soit 18h00 à Los Angeles le vendredi 12 juin (PDT).
Qui sont les joueurs clés du match ?
Côté américain, Christian Pulisic (Milan), Folarin Balogun (Monaco) et Weston McKennie (Juventus) sont à suivre. Côté paraguayen, Miguel Almirón (Atlanta United), Antonio Sanabria (Cremonese) et le capitaine Gustavo Gómez (Palmeiras) seront déterminants.
Qui sont les sélectionneurs des deux équipes ?
Les États-Unis sont dirigés par l’Argentin Mauricio Pochettino, qui aligne un 4-3-3 offensif. Le Paraguay est entraîné par son compatriote Gustavo Alfaro, adepte d’un bloc compact et discipliné privilégiant la solidité défensive et le jeu en transition.
Quel est le pronostic pour États-Unis – Paraguay ?
Nous voyons un match serré. Les États-Unis partent légèrement favoris à domicile, mais le Paraguay a le profil pour résister. Une rencontre fermée, à faible nombre de buts, avec une victoire américaine étriquée ou un nul, constitue notre hypothèse principale. Toujours jouer avec prudence.
Pour aller plus loin
- Nos pronostics Gold : nos analyses expertes pour la Coupe du Monde 2026
- Coupe du Monde 2026 : la page mère du tournoi
- Groupe D Coupe du Monde 2026 : le classement et toutes les affiches
- Effectif des États-Unis : la liste et la compo probable
- Effectif du Paraguay : la liste et la compo probable
- Australie – Turquie : l’autre affiche du Groupe D
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Compositions probables et dernières infos (mis à jour le 12 juin)
Coup d’envoi dans la nuit de vendredi à samedi à 3h00 (heure française) au SoFi Stadium de Los Angeles — première journée du Groupe D.
États-Unis
Freese ; Freeman, Ream, Richards, Robinson ; McKennie, Adams ; Dest, Tillman, Pulisic ; Balogun. Sélectionneur : Mauricio Pochettino.
À noter : Timothy Weah (OM) ne devrait pas débuter, Folarin Balogun (Monaco) est attendu en pointe. Les États-Unis (16e FIFA) restent sur un bilan contrasté (2 victoires, 3 défaites sur 5 matchs) mais ont battu le Sénégal 3-2 fin mai en préparation.
Paraguay
Fernández ; Cáceres, G. Gómez, Alderete, Alonso ; D. Gómez, Cubas, Bobadilla, Magalhães ; Almirón, Sanabria. Sélectionneur : Gustavo Alfaro.
Coup dur : la star Julio Enciso (Strasbourg), 4 buts en qualifications, est forfait pour la compétition (blessure à la cuisse, sorti sur civière contre le Nicaragua le 5 juin). C’est Antonio Sanabria qui mènera l’attaque aux côtés de Miguel Almirón.
Le Paraguay dispute sa première Coupe du monde depuis 2010, avec une solide défense (qualifié devant l’Argentine et le Brésil à domicile). Les experts penchent pour une victoire américaine étriquée dans un match fermé.
🎥 L analyse vidéo du match
Notre analyse complète en vidéo des deux affiches du jour — contexte, forces en présence et lecture parieur :
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