A quatre jours du coup d’envoi face au Brésil, Mohamed Ouahbi fait face à un vrai casse-tête offensif. Deux de ses ailiers sont sur la touche, et le temps presse.
Ezzalzouli au sol, le Mondial qui s’éloigne
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La scène a de quoi glacer le sang des supporters marocains. Abdessamad Ezzalzouli, l’ailier de 24 ans évoluant au Betis Séville, s’est effondré à l’entraînement avec une grimace évidente. Le staff médical a aussitôt posé le diagnostic : étirement du ligament interne du genou, selon les premières évaluations rapportées par Transfermarkt.
Le délai de récupération estimé ? Trois semaines minimum, avec un retour théorique fixé au 28 juin 2026. Pour un joueur qui devait entrer en lice le 13 juin contre le Brésil au MetLife Stadium, le compte ne passe pas. Ezzalzouli dessine pourtant une menace constante dans le demi-terrain offensif, aussi bien en attaque placée qu’en phase de transition.
Talbi, le remplaçant qui n’est pas prêt non plus
Logiquement, les regards se tournent vers Chems Eddine Talbi, l’ailier de Sunderland promu en Premier League cette saison. Le profil semble correspondre : vitesse, percussion, capacité à déborder sur le couloir gauche. Sauf que le joueur n’a plus foulé une pelouse depuis le 17 mai, victime d’une blessure musculaire qui l’a tenu éloigné des dernières rencontres de préparation.
Son état de forme pose question. S’il était réellement apte, le staff l’aurait lancé lors des matchs de préparation. Cette absence des terrains depuis près d’un mois rend improbable une titularisation à haute intensité dès le premier match. Ouahbi se retrouve donc avec deux solutions sur le papier, mais aucune vraiment opérationnelle.
Le spectre de Regragui hante le banc marocain
Cette gestion des blessures ravive des souvenirs amers. L’ère Walid Regragui avait déjà été marquée par des convocations de joueurs non remis à 100%, une pratique qui avait fini par coûter cher à l’équipe lors de phases finales épuisées. On pensait cette tendance rangée aux oubliettes, mais Ouahbi semble écrire une page similaire.
Le sélectionneur a tenté de dédramatiser publiquement, évoquant un délai de 48 heures avant de se prononcer sur Ezzalzouli. Cette posture d’attente, compréhensible sur le plan humain, laisse planer un doute sur la réelle maîtrise du dossier médical. Conserver un joueur blessé dans les 26 pour le second tour reste une option, mais elle prive le groupe d’une place précieuse pour un renfort immédiatement opérationnel.
Aguerd, une autre ombre au tableau
Le problème ne se limite pas au couloir gauche. Nayef Aguerd, le défenseur central, fait également partie des joueurs convoqués alors que leur condition physique pose interrogation. L’accumulation de ces cas fragilise l’équilibre d’un groupe qui devra affronter le Brésil, l’Écosse et Haïti dans un groupe C particulièrement ouvert.
La densité du calendrier mondial, avec 48 équipes et des écarts de trois jours entre certains matchs, ne pardonne pas. Un joueur lancé trop tôt risque la rechute. Un joueur conservé au chaud consomme une place sans apporter sur le terrain. Ouahbi navigue entre deux écueils, sans garantie de trouver la bonne route.
Le Brésil au rendez-vous, et le temps qui fuit
Le 13 juin approche à grands pas. Le match d’ouverture contre le Brésil, programmé au MetLife Stadium de New York, représente un défi colossal pour des Lions de l’Atlas privés de leurs atouts offensifs. Face à la Seleção d’Carlo Ancelotti, toute approximation se paiera cash.
L’enjeu dépasse le simple résultat. Une défaite inaugurale placerait le Maroc dans une situation délicate avant d’affronter l’Écosse puis Haïti. La qualification pour les 32e de finale, nouveauté de ce format à 48 équipes, deviendrait alors un parcours semé d’embûches. La marge de manoeuvre d’Ouahbi se réduit à vue d’oeil.
Pourquoi Ouahbi n’a-t-il pas anticipé ces blessures ?
Le sélectionneur a probablement misé sur la récupération de ses joueurs dans les dix jours précédant le Mondial, une fenêtre qui s’est révélée insuffisante. La pression des résultats et le talent indéniable d’Ezzalzouli ont sans doute biaisé l’évaluation médicale.
Le Maroc peut-il se passer d’Ezzalzouli ?
Techniquement oui, mais le profil de l’ailier du Betis est rare dans l’effectif. Son absence force à modifier la structure offensive, avec un décalage vers l’intérieur ou une utilisation différente des latéraux. Cette adaptation demande du temps, justement ce qui manque.
Ce qu’il faut retenir
Le Maroc aborde son Mondial 2026 avec une incertitude majeure sur son flanc gauche offensif. Ezzalzouli, blessé au genou, est très incertain pour le premier tour. Talbi, son remplaçant naturel, n’est pas remis d’une blessure musculaire datant du 17 mai. Cette double absence potentielle contraint Ouahbi à des choix délicats, entre l’espoir d’une guérison miraculeuse et la nécessité d’un onze compétitif dès le 13 juin.
La leçon des précédentes éditions, où des joueurs non remis avaient été alignés au détriment du collectif, semble pourtant pas totalement intégrée. Pour toutes les analyses et les pronos foot de la team, rejoins le Discord et les membres Gold sur mediapronos.com/rejoins-gold/.
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