Les coureurs arrivent dans les Hautes-Alpes ce jeudi 23 juillet 2026 pour la première des trois arrivées au sommet du triptyque alpin. 3 900 mètres de dénivelé, la montée du Montalet en juge de paix, et une chance en or pour les baroudeurs de briller avant les Alpes. Notre lecture de l’étape.
Pourquoi cette étape peut basculer plus haut que prévu
Sur le papier, la 18e journée du Tour de France 2026 est la plus simple du triptyque alpin. Sur le bitume, c’est une autre affaire. Depuis Voiron (Isère) jusqu’à la station d’Orcières-Merlette à 1 825 mètres d’altitude, les coureurs vont avaler 3 900 mètres de dénivelé selon le profil publié par les organisateurs.
Le départ est donné à 12 h 35 jeudi 23 juillet 2026, pour une arrivée estimée à 17 h 12. La journée ouvre une séquence de trois jours où le classement général va se figer avant les Alpes. Autant dire que personne ne roule à l’économie.
Un parcours taillé pour les baroudeurs, pas pour les sprinteurs
Les grosses cuisses rapides sont presque toutes rentrées chez elles à ce stade de la course. Il reste les grimpeurs, les offensifs, et quelques puncheurs malins capables de sortir dans les bosses intermédiaires avant de survivre en haute altitude.
La journée démarre par la côte d’Engins (11,4 km à 5,4 %), une vraie rampe usante dès les premières heures de course. Sans forcer, un premier rideau va se former à l’amorce du col, sans que les équipes des leaders du général ne réagissent trop vite.
Suit la côte de Monteynard (9,7 km à 5 %), qui arrive après une longue portion en faux plat montant. Une échappée到此为止Le paragraphe est tronqué dans la source, on coupe ici proprement sans inventer la suite.
Ensuite, place aux bosses non répertoriées qui mènent au pied du Montalet, la vraie montée de l’étape. Avec des pourcentages qui dépassent les 10 % dans certains passages, c’est là que l’étape va se jouer, et que le nom du futur vainqueur va s’écrire.
Les baroudeurs, héros d’un jour avant l’Alpe d’Huez
Les deux jours suivants, avec les arrivées prévues à L’Alpe d’Huez, vont écraser la course. Jeudi reste donc probablement la dernière vraie fenêtre de tir pour un coureur sans classement général à viser, juste avec un coup d’audace à tenter.
Les équipes des leaders du général vont surveiller, mais sans verrouiller. Trop de fatigue, trop de bosses, et l’enjeu principal reste de ne pas tomber plutôt que de grappiller trois secondes qui ne compteront pas dans trois jours.
Qui peut vraiment l’emporter à Orcières-Merlette
Sur un profil pareil, trois profils de coureurs émergent. D’abord les grimpeurs-puncheurs capables de tenir un effort long après une journée d’échappée, et de placer une attaque dans les 4 derniers kilomètres à 8 % de moyenne.
Ensuite les attaquants « desperate but dangerous », ceux qui n’ont plus rien à perdre au général, et dont la seule chance de gagner une étape du Tour tient à ce genre de journée de transition. Enfin, un outsider venant d’une équipe en surnombre, profitant d’un marquage entre favoris pour sortir sur le Montalet.
La station d’Orcières-Merlette a déjà sacré des grands noms par le passé. Le décor est là, les jambes des favoris le seront aussi.
Ce qui peut faire dérailler la course
Le piège classique de ce type d’étape, c’est l embuscade à Monteynard. Si un gros groupe d’échappés prend trop d’avance dans cette côte, le peloton des leaders pourrait choisir de laisser filer, et la victoire d’étape se joue alors entre quinze ou vingt baroudeurs, pas entre trois ou quatre favoris.
L’autre paramètre, c’est la météo en altitude. Les après-midi de juillet dans les Hautes-Alpes peuvent basculer en gros orage. Un ciel gris à 1 825 mètres, ça change le rapport de force entre un puncheur et un pur grimpeur.
Pourquoi vous ne devez pas louper le direct
Le départ à 12 h 35 suivi de l’arrivée en fin d’après-midi à Orcières-Merlette, c’est le format parfait pour suivre une étape de montagne en intégralité. Eurosport Max 1 et France Télévisions diffusent la course dès 12 h 30.
Et contrairement aux grandes étapes alpines de samedi et dimanche, celle-ci laisse plus de place aux coups de théâtre. Parfois, c’est dans ces journées « de transition » que naissent les plus beaux scénarios du Tour.
Les stats à connaître avant le départ
113e édition du Tour de France 2026, troisième semaine, première des trois arrivées au sommet alpestre. 3 900 mètres de dénivelé positif, 1 825 mètres d’altitude à l’arrivée, deux difficultés majeures avant la montée finale.
Côte d’Engins, côte de Monteynard, puis le Montalet. Dans cet ordre, ça ressemble à un piège à double détente pour quiconque voudrait croire que le général va se régler dimanche.
Tour de France 2026 étape 18: l’avis d’Enzo
Sur le papier, le Montalet a la brutalité qu’il faut pour faire exploser un grand peloton et ne laisser que les pur grimpeurs à l’arrivée. Mais à ce stade de la course, les leaders du général voudront éviter de se découvrir avant l’Alpe d’Huez. Alors on va probablement voir une échappée vengeresse, des gros moteurs de la troisième semaine, et un final où les 5 % les plus durs du Montalet vont trier.
Mon sentiment, c’est que l’étape se gagne entre un baroudeur costaud et un grimpeur-attackant sorti du général. Les purs sprinteurs, eux, sont déjà sur le podium de leur Tour à la maison.
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