Salut la Team ! Top lecture des matchs hier.
Le tableau a explosé. La chute de Sinner et de Djokovic a redistribué toutes les cartes et chaque joueur encore en lice sait que le chemin vers la finale n’a jamais été aussi ouvert. La fatigue accumulée depuis le début de la semaine pèse sur tous les organismes, et les conditions ne vont pas s’améliorer. C’est peut-être la journée la plus dure physiquement depuis le début du tournoi. Huit matchs au programme, et des enjeux énormes à chaque coin de court.

Le tableau s’est ouvert de manière spectaculaire pour Cerundolo et il a désormais une opportunité unique de réaliser un grand parcours ici. Mais cette ouverture amène aussi son lot de stress. L’Argentin n’a jamais été le plus serein dans les moments importants, et savoir que tout est possible peut autant le libérer que le paralyser. Son 1er tour contre Gaston a d’ailleurs montré les deux visages : un démarrage endormi puis une prise de contrôle totale une fois lancé. Svajda, lui, savoure chaque instant. L’Américain ne s’attendait tout simplement pas à être encore dans le tableau à ce stade. Il frappe bien la balle et possède un vrai talent naturel, mais la terre battue n’est pas son terrain de jeu et face à un joueur qui maîtrise aussi bien les rallyes longs que Cerundolo, ses armes risquent de s’émousser rapidement sur la durée. L’issue ne fait pas beaucoup de doute si l’Argentin entre concentré dans son match mais la cote est injouable et même un score exact car on connait les passages à vide parfois de l’argentin et son irrégularité chronique. Match tout simplement à éviter niveau bet..peut-être à voir en live…si Cerundolo est mené…
Comment fait Tien pour encore être debout ? L’Américain joue depuis des semaines sans interruption et pourtant il continue de renverser des matchs qu’on le pensait incapable de gagner. Sa remontée face à Diaz Acosta, mené d’un set et avec l’Argentin qui sert pour le match, c’est du pur mental de compétiteur. Le problème, c’est que chaque victoire de ce type grignote un peu plus ses réserves. Et son jeu, aussi intelligent soit-il, dépend énormément de sa condition physique. Quand les jambes ralentissent, il n’a pas d’arme miracle pour compenser. Cobolli représente le pire scénario pour un Tien fatigué. L’Italien fait un tournoi exemplaire, propre, sans bavure, avec une gestion de ses efforts quasi parfaite. Il défend remarquablement, ne commet quasiment pas de fautes gratuites, et t’oblige à produire ton meilleur tennis pendant des heures pour espérer le battre. Sur dur, Tien l’avait dominé lors de leur seule rencontre, mais le contexte est radicalement différent ici. La surface, la fatigue accumulée, les conditions : tout pointe vers l’Italien MAIS méfiance..il ne faut jamais enterrer Tien et l’Italien sait être irrégulier… Pour une cote similaire, l’Over 3.5 sets, semble correct.
Le Berrettini qu’on a vu face à Rinderknech, c’est celui qui peut aller très loin dans ce tournoi. Service impérial, coup droit dévastateur, et surtout une solidité mentale dans les moments chauds qu’on ne lui avait plus vue depuis un moment. Avec le tableau qui s’est ouvert, l’Italien peut se sentir pousser des ailes. Comesana ne va pas se laisser faire. L’Argentin vient de livrer un magnifique combat contre Darderi en 5 sets. Son style est collant, il varie constamment, tranche beaucoup en revers, et peut transformer le match en bagarre tactique. Le problème, c’est que Berrettini est exactement le genre de joueur qui peut couper court à ce type de stratégie en imposant sa puissance dans les moments décisifs. L’Argentin risque de se retrouver impuissant sur les jeux de service de l’Italien. S’il veut exister, il devra trouver un moyen de prolonger les échanges et espérer que Berrettini baisse d’un ton au fil du match. Victoire de Berrettini au final mais ça sera pas forcément simple…
Les deux sortent de remontées folles, mais pas du même calibre. Cerundolo J.M. a signé l’exploit du tournoi en retournant Sinner alors qu’il était au bord du gouffre. L’Italien a sombré physiquement et l’Argentin a su rester lucide pour en profiter, ce qui en dit long sur son mental quand il est dans le bon état d’esprit. Landaluce, lui, a fait preuve d’une maturité qui force le respect. Remonter deux sets contre Kopriva et finir par un 6-0 au 5e, à 19 ans, c’est le signe d’un joueur qui prend conscience de sa valeur. Son tennis est pur, il progresse match après match, et il ne semble plus impressionné par personne. Ce qui rend ce match passionnant, c’est l’opposition de styles. Cerundolo est un vrai terrien, il va chercher à faire monter la balle, à te repousser loin du court et à varier avec des coups courts. Landaluce préfère jouer proche de la ligne et accélérer tôt dans les échanges. Celui qui impose sa distance au court aura un gros avantage. Les cotes reflètent un match serré et c’est mérité. Cerundolo à l’expérience de la terre en sa faveur, mais Landaluce est dans un élan qui le rend dangereux pour n’importe qui. NO BET sur le vainqueur, trop d’incertitude.
Quoi qu’il se passe aujourd’hui, Kouame a déjà réussi son Roland-Garros. Battre Cilic puis renverser Vallejo au 5e en sauvant un match point, le tout à 17 ans, c’est déjà exceptionnel. Maintenant, est-ce qu’il peut aller encore plus loin ? Tabilo n’est pas le genre d’adversaire qui te laisse surfer sur l’émotion. Le Chilien est posé, expérimenté, et surtout il débarque sans aucune fatigue après le forfait de Vacherot au 2e tour. Il sait gérer les ambiances hostiles et ne va pas se laisser déstabiliser par un public en fusion. Pour Kouame, le défi est clair : il va devoir être ultra agressif et prendre des initiatives dès le départ, car dans un match long et structuré depuis le fond, Tabilo a les qualités physiques et tactiques pour le faire craquer. Les jambes de 17 ans ont leurs limites, même pour un athlète aussi précoce. Le public sera un facteur énorme, et on a vu que Kouame savait transformer cette énergie en points gagnants, mais la raison penche vers le Chilien. Un petit Kouame handicap +2.5 jeux sur le premier set @1.60, c’est pas si mal s’il commence à servir.
Les images de Collignon en larmes après avoir éliminé Shelton resteront parmi les moments forts de ce tournoi. Le Belge joue le tennis de sa vie et sa victoire en 3 sets face au 5e mondial n’est pas un accident. Il possède une intelligence de jeu rare et sait parfaitement adapter sa stratégie en fonction de l’adversaire. Mais Arnaldi est un tout autre puzzle à résoudre. Face à Shelton, Collignon avait un plan clair à exécuter. Ici, les deux joueurs évoluent dans des registres plus proches, tous les deux capables de construire patiemment, ce qui promet un match où chaque point va se mériter. L’Italien a montré depuis le début du tournoi qu’il savait gagner des batailles d’usure, malgré des déclarations qui interpellent sur son état physique et des douleurs au pied droit. Si ce souci s’aggrave, Collignon aura une fenêtre pour prendre le dessus. Inversement, si Arnaldi tient le coup physiquement, sa régularité et son endurance pourraient faire la différence dans les sets décisifs. Tout le monde dans cette partie du tableau rêve de finale, et ça se ressent dans l’intensité que ces deux-là vont mettre sur chaque balle. La cote de Collignon a bien baissé…Un match à tendance over, Over 36 jeux, over 3.5 sets.
On ne parle pas assez de Faria dans ce tournoi. Le Portugais est sorti des qualifications et depuis, il n’a pas concédé le moindre set en tableau principal. Shapovalov puis Struff, expédiés avec une maîtrise qui force le respect pour un joueur de 22 ans. Son jeu est construit, régulier, et il ne te donne rien. Sauf que Tiafoe, c’est encore un autre monde. L’Américain sort d’une guerre face à Hurkacz où il a trouvé les réponses face à un mur de service. Ce genre de victoire, quand tu bats un joueur qui te bombarde d’aces pendant 4 heures, ça te place dans une confiance difficilement mesurable. Et Tiafoe en Grand Chelem, on commence à connaître le phénomène : il se transforme. Plus le tournoi avance, plus il est dangereux. Faria n’a jamais croisé un adversaire de cette densité physique et mentale. Le Portugais va se battre, c’est certain, et il a les qualités pour accrocher des moments. Mais Tiafoe a les ressources, l’expérience et l’envie pour passer cet obstacle. Victoire de Tiafoe.
Qui aurait cru que Félix serait la tête de série la plus haute de toute la partie supérieure du tableau à ce stade ? Le Canadien se retrouve avec un boulevard devant lui et il à l’air de le savoir. Après un début de tournoi chaotique, il semble monter en puissance et son match contre Burruchaga au 2e tour était bien plus convaincant dans le contenu. La night session devrait lui convenir, les conditions plus clémentes préservent les organismes et permettent de jouer un tennis plus fluide. Nakashima est le genre d’adversaire vicieux dans ce contexte. L’Américain ne va jamais te dominer, mais il ne baisse jamais non plus. Son tennis est d’une propreté presque agaçante et il peut rester à un niveau stable pendant des heures sans sourciller. Son 5 sets face à Van Assche a montré qu’il avait du coffre même si physiquement il avait semblé faiblir par moments. La clé du match sera le service de Félix. S’il met un pourcentage élevé de premières balles, Nakashima n’aura tout simplement pas les armes en retour pour le gêner. En revanche, si le Canadien traverse des passages de flottement comme il en a encore l’habitude, l’Américain a la constance pour en profiter et accrocher des sets. Je vois un match un peu comme Rublev hier avec potentiellement des sets serrés, qui se termine donc là aussi par une victoire de Félix (à voir en live si la cote devient plus intéressante).
Offre soumise à conditions. 18+ · Interdit aux mineurs · Jouer comporte des risques · 09 74 75 13 13























