🎾 ROLAND-GARROS 2026 — JOUR 9 (Lundi 1er juin) — 4e Tour ATP
Salut la team ! Merci à tous pour vos messages, c’est motivant !
La deuxième semaine bat son plein et le tableau masculin ressemble à un champ de ruines. Sinner, Djokovic, Alcaraz : tous dehors. Chaque joueur encore en lice sait qu’il a une chance unique de marquer l’histoire. Les conditions ont changé aussi, les températures sont redescendues et les courts jouent sensiblement plus lents que la semaine dernière, ce qui modifie les rapports de force.

Cobolli traverse ce tournoi comme un fantôme. Personne ne parle de lui, et pourtant il est le seul joueur du tableau à ne pas avoir perdu un set. Trois adversaires, trois profils différents, et à chaque fois la même réponse : propre, efficace, sans bavure. L’Italien semble dans une bulle que rien ne vient perturber. Svajda, lui, porte une histoire bouleversante. Le jour de l’anniversaire de son père disparu l’an dernier, il signe la plus grande victoire de sa carrière en sortant Cerundolo. Le parcours est magnifique, mais la route s’arrête probablement ici. L’Américain n’a jamais affronté quelqu’un d’aussi complet et discipliné que Cobolli dans ce tournoi. Et les conditions du jour, avec des courts ralentis par la baisse des températures, vont encore accentuer l’avantage de l’Italien dans les échanges prolongés. Sauf énorme surprise, Cobolli devrait passer sans trop de résistance. Victoire de Cobolli en 3 ou 4 sets (grand max).
Un duel de survivants. Plus de 5 heures de combat pour Berrettini face à Comesana, plus de 6 heures pour Cerundolo contre Landaluce. Les deux ont puisé profond dans leurs réserves et la grande inconnue de ce match, c’est tout simplement quel corps va répondre présent. Berrettini a un argument de poids dans cette course à la récupération : il est passé par là des dizaines de fois. L’Italien a disputé des quarts et des demi-finales de Grand Chelem, il sait exactement comment gérer les lendemains de guerre. Et quand ses jambes fatiguent, son service lui offre un filet de sécurité que peu de joueurs possèdent. Cerundolo l’a d’ailleurs reconnu lui-même après son dernier match : son adversaire est bien mieux armé que lui pour ce genre d’enchaînement. Malgré ça, l’Argentin a prouvé cette semaine qu’il avait du cœur à revendre. Sa remontée face à Sinner restera dans les annales, et cette confiance peut compenser beaucoup de choses. Il va chercher à reculer Berrettini et à l’user dans les échanges, en espérant que l’Italien finisse par perdre en lucidité. Berrettini favori, mais ce ne sera pas forcément expéditif. Victoire de Berrettini.
Un duel entre deux Canadiens de naissance (le saviez-vous pour Tabilo ?), même si Tabilo défend les couleurs du Chili depuis le début de sa carrière pro. Félix reste difficile à cerner. Un match il te sort des séquences de top 5, le suivant il enchaîne les fautes en revers et est capable de péter un câble. Le fait d’affronter un gaucher n’est pas anodin : ça va solliciter ce fameux revers qui lui a déjà joué des tours contre Altmaier au 1er tour. Tabilo arrive avec des jambes nettement plus fraîches grâce à un walkover au 2e tour. Le Chilien cumule moitié moins de temps de jeu que Félix dans ce tournoi, et cette différence pourrait peser si le match s’étire. C’est un compétiteur malin qui sait mettre le doute chez l’adversaire avec des variations de rythme et une capacité à serrer son jeu quand ça compte. Félix a le talent pour prendre le dessus s’il reste constant dans son agressivité, mais c’est exactement ça le problème : rester constant pendant cinq sets, il ne l’a quasiment jamais fait cette semaine. Les conditions ralenties du jour ne l’aident pas non plus. Un match serré en perspective. Over 3.5 sets.
Big Foe ne veut pas s’arrêter. L’Américain a survécu à deux matchs en 5 sets consécutifs et semble habité par une énergie qui dépasse le simple cadre sportif. Quand il est dans cet état, Tiafoe devient un adversaire terrifiant. Mais Arnaldi n’est pas le genre de joueur qui va se laisser impressionner par l’aura du moment. L’Italien l’avait déjà battu à Madrid l’an dernier sur terre sans lui laisser grand-chose, et depuis il n’a fait que progresser. Neuf victoires d’affilée sur la surface, un jeu de fond de court de plus en plus fiable et une solidité défensive qui peut rendre fou n’importe quel attaquant. Le danger pour Tiafoe, c’est de se retrouver dans des échanges longs où Arnaldi excelle et où la fatigue accumulée pourrait refaire surface. L’Américain devra imposer son rythme tôt dans les points pour ne pas s’enliser. Arnaldi traîne lui aussi des interrogations physiques, avec des douleurs au pied droit mentionnées plus tôt dans le tournoi. Les deux vont souffrir. C’est dans les moments de tension que Tiafoe fait souvent la différence grâce à son vécu en Grand Chelem, un over 3.5 set ne serait pas si surprenant.
Offre soumise à conditions. 18+ · Interdit aux mineurs · Jouer comporte des risques · 09 74 75 13 13























