San Mamés, 15h45. Ce samedi 23 mai 2026, l’Investec Champions Cup oppose à Bilbao le Leinster, quadruple champion d’Europe hanté par quatre finales perdues, à l’Union Bordeaux-Bègles, tenante du titre et première attaque du continent.
D’un côté, l’institution dublinoise et ses internationaux irlandais en quête de rédemption. De l’autre, le club girondin de Maxime Lucu, Matthieu Jalibert et Damian Penaud, à 80 minutes d’un back-to-back historique.
Voici le décryptage complet : les clés tactiques, le poids de l’Histoire, les compositions officielles et toutes les infos pratiques pour suivre la finale la plus ouverte de la décennie.
À quelle heure et sur quelle chaîne voir la finale Leinster-Bordeaux ?
La finale se joue cet après-midi. À quelle heure, sur quelle chaîne et où voir le match Leinster-UBB ? Voici l’essentiel en un coup d’œil.
| Affiche | Leinster – Union Bordeaux-Bègles |
| Compétition | Finale Investec Champions Cup 2025-2026 |
| Date | Samedi 23 mai 2026 |
| Coup d’envoi | 15h45 (heure française) |
| Lieu | Stade San Mamés, Bilbao (Espagne) — 53 000 places |
| Arbitre | Karl Dickson (Angleterre) |
| Diffusion TV | France 2 (en clair) et beIN Sports 1 |
| Météo annoncée | Ensoleillé, environ 27 °C |
Où regarder UBB-Leinster ? La finale est diffusée en clair sur France 2, et dans son intégralité sur beIN Sports 1 — aussi accessible en streaming via l’application beIN Connect. L’arbitrage revient à l’Anglais Karl Dickson, dont ce sera la première finale de Champions Cup.
Quelles sont les compositions officielles de la finale ?
Les deux compos sont désormais connues. Voici les XV de départ de Leinster-Bordeaux et les enjeux des choix de chaque entraîneur.
Côté Leinster, Leo Cullen a reconduit le XV qui a battu Toulon en demi-finale. La grande décision tactique : James Lowe, pourtant de retour de blessure, n’est pas retenu dans le groupe. Le All Black Rieko Ioane occupe l’aile gauche.
À l’ouverture, Harry Byrne hérite du match le plus important de sa carrière, préféré à Sam Prendergast. Autre choix fort : Tadhg Furlong démarre sur le banc, Thomas Clarkson étant titularisé en première ligne.
XV du Leinster : Keenan ; O’Brien, Ringrose, Henshaw, Ioane ; (o) H. Byrne, (m) Gibson-Park ; Conan, Van der Flier, Doris (cap.) ; J. McCarthy, Ryan ; Clarkson, Sheehan, Porter.
Remplaçants Leinster : Kelleher, P. McCarthy, Furlong, Mangan, Deegan, McGrath, Frawley, Osborne.
Côté UBB, Yannick Bru aligne la même équipe qu’en quart face à Toulouse. Le retour du pilier Jefferson Poirot, qui purgeait une suspension, et la présence de Carlü Sadie renforcent une mêlée qui sera décisive.
Devant, le seul absent notable est Matis Perchaud, victime d’une rupture des ligaments du genou. La ligne de trois-quarts, elle, est au complet, avec le redoutable duo d’ailiers Bielle-Biarrey – Penaud.
XV de l’UBB : Rayasi ; Penaud, Moefana, Uberti, Bielle-Biarrey ; (o) Jalibert, (m) Lucu (cap.) ; Gazzotti, Bochaton, Woki ; Coleman, Palu ; Sadie, Lamothe, Poirot.
Remplaçants UBB : Barlot, Boniface, Tameifuna, Swinton, Matiu, Vergnes-Taillefer, Retière, Reus.
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Comment les deux équipes sont-elles arrivées en finale ?
Fait rarissime : cette finale oppose deux équipes invaincues en Champions Cup cette saison. Le Leinster a terminé premier de sa poule avec 4 victoires, l’UBB a réalisé un carton plein de 20 points sur 20.
Sur la route des phases finales, Bordeaux a frappé fort : 64-14 contre Leicester en 8e, 30-15 face au Stade Toulousain en quart, puis 38-26 contre Bath en demie. Une montée en puissance impressionnante.
Le Leinster a dominé Edimbourg (49-31) et Sale (43-13), avant un quart d’heure final tremblant contre Toulon (29-25). La province menait pourtant 29-11 : un signal de fragilité que l’UBB a forcément étudié.
Le contraste statistique est net : avec 40 essais inscrits, l’UBB possède la première attaque de la compétition. Le Leinster n’en compte que 29, soit la cinquième. La finale promet donc du mouvement.
Le contexte dépasse même les deux clubs. Depuis 2021, la Champions Cup n’échappe plus aux clubs français : Toulouse, La Rochelle à deux reprises, Toulouse encore, puis l’UBB l’an dernier. Une victoire girondine signerait un sixième sacre français d’affilée.
Au-delà du prestige, l’enjeu est aussi financier : l’EPCR reversera 600 000 € au vainqueur, et 400 000 € au finaliste malheureux.
Pourquoi cette finale est-elle hantée par la malédiction du Leinster ?
C’est le narratif central de la saison dublinoise. Le Leinster reste sur quatre finales européennes perdues d’affilée : face aux Saracens en 2019, à La Rochelle en 2022 et 2023, puis au Stade Toulousain en 2024.
La province est statistiquement la plus régulière d’Europe depuis 2018 sans soulever le trophée. Bilbao 2026 ressemble à sa finale de la dernière chance avant un cycle de renouvellement de génération.
Le demi de mêlée Jamison Gibson-Park l’a reconnu lui-même avant le match : le Leinster a parfois trop souffert de « se laisser envahir par l’événement ». Un aveu rare, qui dit tout du poids mental de ce rendez-vous.
Le décor a pourtant une saveur particulière : c’est précisément à San Mamés, en 2018, que le Leinster a remporté son quatrième et dernier titre, face au Racing 92. Un souvenir heureux pour conjurer le sort.
Comment l’UBB peut-elle survivre au rouleau compresseur du Leinster ?
Le duel des charnières : Gibson-Park face à Lucu
Le demi de mêlée Jamison Gibson-Park est le métronome du Leinster. Né en Nouvelle-Zélande et devenu international irlandais après avoir brillé chez les Hurricanes, le joueur de 34 ans possède l’une des vitesses de transmission les plus rapides d’Europe, doublée d’un jeu au pied d’occupation millimétré.
En face, le capitaine Maxime Lucu devra gérer la pression et soigner son jeu de couverture. Meilleur réalisateur bordelais de la compétition, il est l’arme la plus précieuse côté français pour maintenir l’UBB à flot.
La blitz défense irlandaise contre le chaos bordelais
Le Leinster s’appuie sur la blitz défense importée par Jacques Nienaber : une ligne montante très agressive, conçue pour étouffer Matthieu Jalibert et couper les ballons vers l’extérieur.
L’antidote girondin ? Le jeu rapide après contact et les accélérations fulgurantes de Louis Bielle-Biarrey. À seulement 22 ans, l’ailier a déjà inscrit 8 essais en Champions Cup, et détient le record de 9 essais sur un Tournoi des Six Nations.
La chaleur de Bilbao et la guerre d’usure des bancs
La météo n’est pas un détail. À Bilbao, le thermomètre affichera environ 27 °C, mais la chaleur ressentie pourrait grimper jusqu’à 35 °C sur la pelouse de San Mamés. De quoi éprouver durement les gros gabarits des deux packs.
Le capitaine bordelais Maxime Lucu l’a anticipé : « Avec la chaleur, tout doit être anticipé : l’hydratation, les collations, la récupération. Avec la transpiration, certains ballons seront plus difficiles à maîtriser. Mais je préfère jouer une finale sous le soleil qu’avec du vent et de la pluie. »
Les deux équipes ont opté pour un banc en 5-3. Le Leinster compte sur le retour de Tadhg Furlong pour stabiliser sa mêlée dans le dernier quart d’heure.
Côté UBB, l’arme s’appelle Ben Tameifuna. Surnommé « le Roi du money-time », le pilier de 145 kg a inscrit un essai à chacune de ses trois entrées en phase finale, face à Leicester, Toulouse puis Bath. Un finisseur redoutable autour de la 60e minute.
Quels sont les 5 duels qui vont décider la finale ?
Au-delà du collectif, cette finale se jouera sur une poignée d’affrontements individuels. Voici les cinq duels à surveiller de près à San Mamés.
| Lucu — Gibson-Park | Le contrôle du tempo, entre deux demis de mêlée chefs d’orchestre. |
| Jalibert — H. Byrne | Le duel des ouvreurs : l’expérience de Jalibert face à un Byrne sous pression. |
| Bielle-Biarrey — Keenan | La vitesse de l’ailier girondin contre la couverture aérienne irlandaise. |
| Tameifuna — Porter | La bataille de la mêlée fermée, là où l’UBB veut prendre l’ascendant. |
| Doris — Woki | Le combat au sol : grattage, vitesse de libération, plaquages décisifs. |
Noel McNamara : l’atout caché de l’UBB qui connaît le Leinster par cœur
C’est l’histoire dans l’histoire. L’entraîneur de l’attaque de l’UBB, l’Irlandais Noel McNamara, a dirigé l’académie du Leinster pendant des années.
Il a personnellement contribué à former plusieurs cadres irlandais qui fouleront la pelouse de Bilbao. Le centre Garry Ringrose ne s’en cache pas : « ce n’est pas une surprise » de le voir réussir à Bordeaux.
Sa connaissance intime des rouages irlandais est un avantage rare pour le staff de Yannick Bru. Le manager girondin, lui, refuse toute euphorie : « On paie les musiciens à la fin du bal. Ce qui compte, c’est de gagner les finales. »
À surveiller dès le coup d’envoi
- Les jeux au pied de l’UBB : au-delà de six ballons rendus dans les dix premières minutes, le scénario territorial profite au Leinster.
- La première mêlée : une pénalité précoce dirait beaucoup du rapport de force devant.
- Le premier ballon porté irlandais : un essai du Leinster avant la 25e minute orienterait le match vers un combat fermé.
- La discipline bordelaise dans ses 40 mètres : chaque faute près de ses lignes peut coûter trois points.
Les 5 détails qui feront basculer cette finale
- La bataille de la mêlée : le retour de Poirot et la puissance de Sadie face à la première ligne irlandaise.
- La précision du jeu au pied de pression face aux relances de Hugo Keenan.
- L’impact des bancs à l’approche de la 60e minute, dans la chaleur basque.
- La menace des ailiers : Bielle-Biarrey et Penaud peuvent punir le moindre espace concédé.
- La solidité mentale du Leinster face au spectre de ses quatre échecs.
Comment la finale peut-elle basculer ? Trois scénarios
Scénario 1 — Le Leinster verrouille le match
Si le Leinster impose son occupation territoriale et que Gibson-Park multiplie les jeux au pied longs, l’UBB passe sa première demi-heure dans son camp.
Un essai sur ballon porté avant la 25e minute, et le scénario d’un match fermé prend forme — exactement le terrain de jeu favori des Irlandais.
Scénario 2 — L’UBB fait dérailler la rencontre
À l’inverse, si Bielle-Biarrey capte un ballon aérien et que Penaud trouve un intervalle dès l’entame, la finale bascule dans le rythme et les transitions.
Le Leinster court alors en défense, son indiscipline grimpe : c’est le scénario rêvé des Girondins, ceux qui veulent un match de mouvement.
Scénario 3 — Tout se joue dans le money-time
Troisième hypothèse : un match serré jusqu’à l’heure de jeu. La chaleur use les organismes, les bancs entrent, et l’équipe qui marque entre la 60e et la 75e minute prend l’ascendant.
Dans une finale, la grande majorité des fins de match serrées basculent à ce moment précis — celui où Tameifuna et Furlong font la différence.
Pronostic Leinster-UBB : qui part favori pour cette finale ?
Qui va remporter cette finale de Coupe d’Europe à Bilbao ? Pour ce pronostic Leinster-UBB, la plupart des observateurs annoncent l’UBB favorite : invaincue et auteure de la meilleure attaque de la compétition, elle a dominé presque tous les secteurs depuis le début de la campagne européenne.
Mais le Leinster n’a rien d’un adversaire ordinaire. Quatre finales perdues d’affilée ont forgé une soif de revanche, et son pack — ossature du XV d’Irlande — reste l’un des plus redoutables du continent. La rencontre se jouera sur des détails.
Plutôt qu’un pronostic lancé à la va-vite, notre parti pris reste l’analyse. Le vrai décryptage — compositions, scénarios, gestion de la mise — se discute en direct avec nos experts, sur le Discord MediaPronos.
Rendez-vous à 15h45 : le Leinster joue son histoire, l’UBB sa légende. Une finale européenne entre deux invaincus, à ne surtout pas manquer.
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