L’Atlético Madrid a mis fin au feuilleton Julian Alvarez ce jeudi 27 août. Le club madrilène refuse toute négociation avec le FC Barcelone pour son attaquant argentin, malgré une offre à 100 millions d’euros. Le joueur, lui, voulait partir depuis la Coupe du monde.
Un communiqué sans ambiguïté
Le club colchonero a choisi la manière forte. Dans un communiqué diffusé jeudi 27 août, l’Atlético Madrid annonce qu’aucune négociation avec le FC Barcelone n’est en cours, et qu’il n’y en aura pas. Le conseil d’administration a apporté un soutien unanime à cette ligne dure face à la pression catalane.
Le message vise directement Joan Laporta. Le président du Barça avait redit la veille sa volonté de recruter l’attaquant argentin, avec une offre évaluée à 100 millions d’euros. Pour l’Atlético, cette approche est irrecevable, parce qu’elle serait passée, selon le club, par une négociation directe avec le joueur et ses représentants en pleine saison.
L’Atlético accuse le Barça d’avoir dérapé
Le club madrilène ne se contente pas de refuser. Il attaque. Dans son communiqué, il explique rester ouvert aux négociations classiques du mercato, mais dans un cadre éthique et professionnel.
Le ton est clair: pour les Colchoneros, le Barça a contourné les règles en discutant avec Julian Alvarez avant de discuter avec eux.
L’Atlético avait déjà déposé une plainte auprès de la Fifa pour ces contacts jugés opaques. Cette nouvelle sortie publique montre que le dossier est devenu un conflit ouvert entre deux géants de la Liga.
Julian Alvarez voulait partir
Le joueur, lui, ne fait plus mystère de son choix. L’attaquant de 26 ans rêve du Barça depuis plusieurs mois, selon la presse espagnole et argentine. Au Metropolitano le week-end dernier, il a même été hué et insulté par une partie des supporters, ulcérés de le voir quitter le navire en pleine saison.
Absent de l’entraînement depuis deux jours, l’ancien joueur de River Plate et de Manchester City aurait formulé son envie de départ pendant la Coupe du monde cet été. Barcelone représenterait pour lui un club à l’histoire attachée à Lionel Messi, son idole et coéquipier en sélection.
Ni 100, ni 150, ni 200 millions
Miguel Angel Gil Marin, le directeur général de l’Atlético, a été constant toute la saison: pas de vente. Il l’a répété à plusieurs reprises, avec une formule qui a marqué les supporters: ni 100, ni 150, ni 200 millions d’euros ne feraient bouger le club. Le Barça, qui cherche un successeur au Polonais Robert Lewandowski, se heurte donc à un mur.
En face, l’Atlético tient sa position. Le club considère le feuilleton comme clos et compte sur Alvarez pour aider l’équipe à atteindre ses objectifs, comme il l’a fait sur les deux dernières saisons.
Le Barça peut-il contourner le blocage?
La situation ressemble à une impasse. Côté catalan, continuer à monter les enchères reviendrait à reconnaître l’échec. Côté madrilène, céder ouvrirait une brèche dans la politique de fermeté affichée depuis des mois.
Reste une inconnue: la réaction du joueur. S’il maintient sa demande de départ, l’Atlético devra trancher entre conserver un attaquant fragilisé mentalement ou accepter une vente record en fin de mercato.
Un feuilleton qui parle aussi du mercato espagnol
Ce dossier dépasse le cas Alvarez. Il pose la question du pouvoir des clubs vendeurs en Liga. L’Atlético, longtemps perçu comme obligé de vendre pour équilibrer ses comptes, affiche ici une ligne dure assumée.
Le Barça, lui, montre qu’il a les moyens de tenter des coups, mais pas toujours de les conclure. Une réalité qui redessine un peu plus le rapport de force entre les deux clubs.
Pourquoi l’Atlético refuse-t-il de vendre Julian Alvarez?
Le club madrilène juge que le Barça a négocié directement avec le joueur, hors du cadre légal fixé par la Fifa. Il veut protéger sa politique sportive et financière, malgré une offre à 100 M€.
Julian Alvarez ira-t-il au Barça?
Rien n’est signé. À ce stade, l’Atlético refuse tout dialogue. Si la position ne bouge pas, l’attaquant argentin devrait rester à Madrid et se relancer sportivement.
Ce qu’il faut retenir
L’Atlético a posé un verrou. Le Barça n’a plus les cartes en main tant que le club madrilène ne rouvre pas la porte. Alvarez, lui, se retrouve dans une zone grise entre le joueur qu’il a envie d’être et celui dont l’Atlético a besoin.
Le mercato espagnol entre dans sa dernière ligne droite, et ce dossier en est devenu l’un des symboles.
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