Analyse
Caty McNally joue à domicile, elle est née à Cincinnati, et elle a sorti McCartney Kessler avec autorité au 1er tour. Tout invite à y croire. Sauf que son plafond est documenté depuis des années, 24 victoires pour 113 matchs contre le top 50 en carrière, à peine plus d’une sur 5. Elle sait battre la 60e mondiale, elle ne sait pas battre la 22e. Le détail technique qui décide est la seconde balle. McNally met beaucoup de premières, plus de 70 %, mais elle n’en tire presque rien, 60 % de points gagnés derrière.
Dès qu’elle passe en seconde, elle tombe à 42 %, contre 47 % pour la Russe. Kalinskaya sert 2 fois plus d’aces et gagne davantage dans les 2 configurations. Et là où l’Américaine concède plus de balles de break qu’elle n’en crée, la Russe fait l’inverse. Ajoute le passif de site. Kalinskaya a atteint les quarts ici l’an dernier sur ce même revêtement, en sortant Alexandrova en huitièmes avant de céder devant la future lauréate. McNally n’y avait jamais gagné un match avant avant hier.
Et si l’une des deux arrive fraîche, c’est celle qui a été exemptée de 1er tour, pas celle qui a fini à 23h25 pour rejouer en session de jour. Peu de récup ! Le public poussera. Il ne changera pas le fait qu’à ce niveau, l’écart se creuse toujours au même endroit.



















