Jour 3 – Mardi 26 mai
Salut la team 🙂 Une belle journée hier de preview bravo à Alex qui valide une cote @10 !
La vague de chaleur continue sur Paris et ce troisième jour s’annonce tout aussi éprouvant physiquement. Les conditions rapides de Roland cette année changent un peu la donne par rapport aux terres lourdes habituelles. Le physique et le rythme de match seront encore des facteurs déterminants aujourd’hui. Jannik Sinner entre en lice en night session.
20 ans d’écart entre les deux, Cilic (37) jouait sur le circuit avant même la naissance de Kouame (17). Le Croate est toujours solide à 46e mondial, avec une énorme expérience des grands tournois et notamment une demi-finale ici en 2022. Ses mauvaises journées sont plus fréquentes qu’avant, mais il sait faire le job quand l’adversaire est à sa portée. Kouame est une vraie pépite du tennis français, trois titres à des niveaux inférieurs cette saison, de la confiance et un jeu offensif qui peut surprendre. Il a déjà gagné un match en tableau principal à Miami et s’est qualifié à Montpellier. Il n’a jamais disputé un tableau principal de Grand Chelem et le choc de cette réalité peut peser lourd, surtout face à un vétéran qui sait exactement comment gérer ces moments. Son bilan sur terre est négatif et ses appuis sur cette surface laissent à désirer. Le public sera derrière lui et pourrait le porter dans certains moments, mais Cilic devrait avoir l’avantage physique et mental sur la durée. Match à éviter en pré-match.
On a retrouvé Arnaldi ! Depuis Monte-Carlo il bossait dur pour retrouver son niveau et ça semble payer avec un titre en challenger à Cagliari, une belle série de victoires et des sensations à la hausse. Ce n’est probablement pas une simple embellie. Griekspoor arrive avec une dynamique plus incertaine. Sa saison sur terre a été perturbée par des blessures qui ont cassé son rythme, même s’il affirme être remis de sa cheville et s’entraîner bien à Paris depuis plusieurs jours. Dans un bon jour, il peut faire mal. Le court 7 où ils jouent est un peu plus propice au Néerlandais. Cela dit, Arnaldi a une blessure chronique au pied qui peut lui coûter dans les matchs longs, ses appuis sont à surveiller en live. Match ouvert entre deux joueurs irréguliers avec beaucoup d’alternances de momentum. Over 3.5 sets.
Popyrin arrive avec une dynamique encourageante après un début d’année difficile. Ses deux derniers tournois montrent des signes de retour en forme et il semble de plus en plus à l’aise sur terre. Son jeu agressif avec un gros service et un coup droit dévastateur peut faire très mal même sur cette surface. Svajda n’est clairement pas à son aise sur terre : une seule victoire en six matchs sur la surface cette saison. Ce n’est pas un joueur adapté à la surface. Le problème c’est que contre un Popyrin agressif et en confiance, ça risque d’être insuffisant. Il peut avoir quelques moments où il se sent à l’aise mais la différence de niveau sur cette surface est trop grande. Popyrin en 3 ou 4 sets.
Tabilo s’est retiré de Genève après une belle semaine à Valence pour préserver son énergie. L’objectif Roland est clair. Il joue bien cette saison et à l’avantage du rythme et de la forme. Sa patte gauche, ses angles et son confort naturel sur terre devraient lui permettre de dicter le tempo. Majchrzak est en reprise après une blessure au genou, mais lors de son retour il semblait sans problèmes physiques apparents. À Hambourg il a bien démarré contre Carabelli avant de baisser en intensité, logique vu le manque de matchs dans les jambes. C’est un joueur capable de belles choses quand il dirige le jeu, il a des angles intéressants et sait imposer son rythme. Quand il se met solide, il peut faire souffrir ce genre de joueurs. Le match se joue sur le court 8 dans des conditions rapides avec deux grands serveurs, aces + potentiel tie-breaks. Si Tabilo n’est pas parfait au service, il laissera forcément un set. Tabilo gagne, à mon avis, mais pas forcément en 3-0.
Walton débarque avec peu de repères sur terre — seulement 13 matchs sur toute sa carrière sur la surface, et 3 en 2026 dont 2 défaites et une surprenante victoire contre Landaluce. Ce n’est pas une surface qui l’intéresse et ça se voit dans ses résultats. 1-1 au niveau des confrontations. Il a bien surpris Medvedev à Cincinnati l’an dernier, mais la dynamique est très différente ici. Medvedev arrive dans de meilleures conditions que prévu. Le Russe a progressé sur terre ces dernières années, sa défense et son contrôle depuis le fond sont devenus de vraies armes, et il sort d’une demi-finale à Rome où il avait poussé Sinner dans ses retranchements. La chaleur lui convient bien et les courts rapides aussi. Face à un joueur sans expérience sur la surface, sur 5 sets, la différence devrait clairement parler. Medvedev doit l’emporter facilement sauf s’il se complique la tâche (un peu comme Paul hier).
Diaz Acosta sort des qualifications mais a eu le maximum de temps de repos possible avant ce premier tour, un avantage non négligeable ici ! Le gaucher argentin a enchaîné trois titres en challenger cette saison, prouvant une vraie constance sur la surface. Sa patte gauche va jouer en miroir sur le revers de Zhang, et son jeu avec de la hauteur et des changements de rythme est exactement ce qui peut faire tourner en bourrique un joueur comme le Chinois, pas forcément au top physiquement. Zhang sur terre c’est compliqué, son bilan est négatif et il n’est clairement pas dans son élément. Il peut produire des éclairs de puissance et a montré qu’il pouvait tenir en Grand Chelem, mais il a un jeu qui peut vite l’épuiser. Les courts rapides de Roland pourraient l’aider un peu par rapport à d’autres terres, mais face à un terrien pur qui sait le déplacer et l’user, ça reste très compliqué sur 5 sets. Diaz Acosta devrait s’imposer au final.
Faurel a passé les qualifications sans perdre un set et arrive avec de la confiance et du rythme. Le Français jouera à domicile avec le public derrière lui, un avantage non négligeable. Cependant il n’a jamais affronté un joueur avec un service aussi solide et une qualité de frappe des deux côtés comme Vacherot. Le court 14 où ils jouent devrait favoriser le Monégasque qui pourra s’appuyer sur son service pour gratter des points gratuits et des aces. Vacherot revient de blessure au pied qui l’avait contraint au forfait à Madrid et Rome. Il affirme être prêt à concourir et après un beau run à Monte-Carlo qui avait confirmé son niveau, il reste le favori logique. Face à un qualifié qui découvre ce niveau, son expérience et sa solidité devraient faire la différence. Mais attention au temps d’adaptation en début de match, avec peu de rythme ces dernières semaines, il pourrait avoir du mal à entrer dans son tennis immédiatement. Vacherot devrait s’imposer assez facilement.
Landaluce fait une belle montée en puissance cette saison. Il est entré comme lucky loser à Rome et a engrangé de la confiance avec des victoires sur des joueurs de bon niveau. Il s’est hissé dans le top 70 et fait ses grands débuts en Grand Chelem à Paris. Son jeu plus agressif et sa puissance depuis le fond devraient lui donner l’avantage sur des courts rapides comme ceux de Roland cette semaine. Prado Angelo a bien passé les qualifs en jouant un excellent tennis, mais dans des conditions lentes où il sort son meilleur tennis. Il arrive avec du rythme et de la confiance après une finale en challenger à Santa Cruz de la Sierra. C’est un joueur solide de fond de court qui aime affronter les gros frappeurs car il relance bien. Le début de match pourrait être accroché mais Landaluce devrait prendre le dessus au fil du match. Landaluce (plutôt en 3 ou 4 sets).
Moutet évite une tête de série mais Kopriva est loin d’être un cadeau. Le Tchèque peut être performant. Son revers est son meilleur coup, ce qui limite l’impact de la patte gauche de Moutet. Intelligent tactiquement, il aura du temps pour construire et sait être un vrai casse-pieds dans les échanges longs. Mais on est à Roland et Moutet à Paris, c’est souvent une autre histoire. Le problème c’est qu’il arrive avec de gros doutes — peu de victoires récemment, un poignet droit qui l’empêche d’être à 100% et une dynamique ridicule selon ses propres standards. Son jeu repose sur le physique et sans points gratuits, tenir sur 5 sets en passant son temps à courir, c’est un vrai défi. Même à Roland, difficile de lui faire confiance dans cet état. Over 3.5 sets semble le plus légitime…
Le Paraguayen fait une sacrée saison : finale de challenger à Valence dans un tableau très relevé, un tennis hyper solide en permanence. Pas spectaculaire mais il remet la balle 50 fois s’il le faut, et sous la chaleur son physique sera un vrai atout. Norrie de son côté accumule les victoires accrochées cette saison sur terre sans vraiment convaincre dans le contenu. Et surtout une information cruciale : il n’a pas pu s’entraîner avant samedi à cause d’une blessure à la côte, et ses déclarations laissent planer une vraie incertitude sur sa capacité à concourir à 100%. Il sait se mobiliser pour les gros tournois mais si son physique n’est pas au top, Vallejo a exactement le profil pour l’exploiter et le faire souffrir sur la durée. Vallejo gagne. Over 3.5 sets ou over 36.5 jeux.
Dur de trouver un argument en faveur de Alexandre Muller cette saison. 6 défaites consécutives, 7 en 8 matchs contre des joueurs accessibles. Physiquement il semble tenir une petite heure avant de lâcher complètement. Son classement glisse hors du top 100 et avec sa maladie, le format 5 sets sous la chaleur parisienne est un vrai obstacle. Tsitsipas traverse aussi une période compliquée, lui-même 82e mondial, mais ses défaites sont autrement plus excusables : Tien, Machac, Ruud, Marozsan, Cerundolo, des adversaires d’un tout autre calibre. Il reconnaît que sa condition physique n’est pas au top en ce moment, ce qui ajoute une touche d’incertitude sur ce match mais il affirme travailler dessus. Tsitsipas mène 3-0 au H2H, son expérience à Roland est énorme et le match-up lui convient. Il peut dicter le jeu sans être bousculé. Le LIVE nous dira qui est le plus mal en point des deux mais je pense que le Grec devrait l’emporter ici sauf si le public arrive à vraiment le perturber et que Muller prend feu. Victoire de Tsitsipas.
Duel de compatriotes argentins au premier tour, deux joueurs qui traversent une période difficile et ne jouent plus leur meilleur tennis. Ça sent le match piégeux. Baez traverse la saison sur terre comme un fantôme. Il a surpris tout le monde en début de saison puis a complètement disparu. Même dans ses victoires il est poussif et arrive sans confiance. Sa deuxième balle est devenue une vraie faiblesse depuis son abandon à Cagliari pour une blessure au quadriceps, son pourcentage de points gagnés sur deuxième service a chuté drastiquement. L’an dernier ici il avait démarré fort contre Kecmanovic avant de s’éteindre complètement. Burruchaga n’est pas non plus dans une grande période : quatre défaites en cinq matchs récemment après un début d’année encourageant. Mais il se sent à l’aise sur les courts rapides en terre, comme il l’avait montré à Houston, et son niveau reste supérieur à celui qu’affiche Baez en ce moment. Deux petits taureaux qui ne lâchent aucune balle, le match peut s’éterniser. Over 3.5 sets, over jeux.
Tien arrive à Roland dans le meilleur moment de sa jeune carrière. Il vient de remporter le titre à Genève en battant Tsitsipas, Bublik et Navone en finale : une semaine de folie. Il devient ainsi le plus jeune Américain à gagner un titre ATP sur terre depuis Michael Chang, son propre coach, qui avait remporté Roland-Garros en 1989. Career-high à 18e mondial, plein de confiance. Le revers de la médaille c’est l’enchaînement. Tien n’est pas un monstre physique et on se souvient de gros trous d’air dans ses matchs en début d’année à l’Open d’Australie. Une semaine complète à Genève sur une terre en altitude qui amplifie son jeu, puis débarquer sur la terre lourde de Roland où les rebonds sont bien différents et les points s’allongent, c’est un vrai changement d’environnement. La chaleur s’ajoute à l’équation. Attention au début de match… Garin de son côté arrive sur 3 défaites consécutives, n’a plus gagné en tableau principal à Roland depuis 2022 et a même raté les qualifs l’an dernier. Mais c’est un vrai terrien expérimenté qui connaît parfaitement ce format et sera bien plus frais que Tien. Si Tien arrive fatigué et met du temps à s’adapter, Garin peut en profiter. Je pense que Tien gagnera mais méfiance. On a bien vu Navone hier (avec un jour de repos en moins) qui semblait très bien remis de sa finale perdue alors Tien avec un jour de repos en plus, devrait pouvoir être lui aussi d’attaque. Victoire de Tien. À surveiller quand même si vous voyez des signes de faiblesse physique.
Gros enjeu pour Bublik qui a énormément de points à défendre dans les semaines à venir. C’est un peu ici l’année dernière que sa saison avait décollé et il va falloir se remobiliser. Le problème c’est qu’il perd en vitesse et cette terre lourde ne lui convient pas autant qu’une terre en altitude. À Genève, après deux tours concentrés, il a complètement déraillé contre Tien et semblait fatigué en fin de match alors que ce n’était pas un combat physique. Soit il arrive locked in pour défendre sa peau chèrement, soit il explose en plein vol. Struff apporte une forme de danger malgré une saison très faible. Ses victoires récentes sont sur des joueurs en difficulté et il a pris des corrections contre des joueurs de meilleur niveau. Mais c’est Struff en Grand Chelem, il est capable de sur-performance, mène 4-3 au H2H et est 2-0 sur clay contre Bublik dont une victoire ici même en 2024. Tennistiquement il n’y a pas photo entre les deux, mais si Bublik n’est pas dans le bon état d’esprit, tout peut arriver. Bublik en 3 ou 4 sets s’il est focus.
Sur le papier FAA est une grosse tête de série, mais dans les faits c’est l’un des joueurs les plus en danger de ce tableau. Depuis son quart à Monte-Carlo, ça ne va plus : défaite au premier tour à Rome contre Navone, il s’effondre à Hambourg contre Kovacevic alors qu’il menait 4-1 dans le 3ème set. On parle d’un possible « virus » ? Dès qu’il perd ses points gratuits au service, il redevient un joueur très prenable. Historiquement Roland n’est pas son tournoi, son meilleur résultat reste un 1/16e de finale, tout comme Altmaier. L’Allemand a eu un début d’année difficile mais a retrouvé son tennis sur terre avec des belles performances dont une victoire sur Shelton à Hambourg. C’est un vrai joueur de Grand Chelem capable de coups d’éclat, 2-2 au H2H, et son profil accrocheur qui fait durer les points peut poser de gros problèmes à un FAA fragile. Je pense qu’il faut tenter des choses sur l’allemand. Dans cette optique, un over 3.5 sets, un over 36.5 jeux peuvent être également intéressant.
Faria a battu Dimitrov en qualifications et a montré un bon tennis. Le Portugais est un spécialiste de terre, discipliné et solide dans les échanges longs. Il a de l’expérience contre des joueurs de haut niveau et arrive avec de la confiance et du rythme dans les jambes après ses qualifs. Shapovalov traverse l’une des pires périodes de sa carrière sur terre, deux victoires en six matchs sur la surface cette saison, des sorties précoces dans tous les Masters, malgré un quart à Munich comme seul point positif. Sa confiance est au plus bas et son tennis est horrible par séquences. Quand il n’est pas dedans, il peut offrir des points gratuitement et se perdre dans des schémas tactiques hasardeux. Face à un terrien discipliné qui va faire durer les échanges, c’est exactement le genre de profil qui peut le faire craquer. Match pour le live, no bet en pré-match, trop d’incertitude sur Shapo.
Cerundolo a changé de dimension cette saison, physique renforcé, gain en puissance, plus agressif et enfin des points gratuits au service. Il vient de remporter le challenger de Bordeaux, 17 victoires en 27 matchs sur terre cette saison. Un joueur en pleine confiance qui arrive avec un vrai statut de favori et a intelligemment zappé Genève pour garder de l’énergie. Fearnley est toujours aussi dur à suivre. Il a bien joué en qualifs à Rome avant de faire n’importe quoi contre Mpetshi alors qu’il avait le match en main. Il stresse énormément dans les moments clés et a un service qui peut le lâcher à tout moment, surtout avec un problème abdominal signalé qui génère des doubles fautes. Il a sauté au premier tour à Bordeaux contre Droguet ensuite. Le match-up n’est pas catastrophique pour lui, il aime se battre du fond et peut accrocher sur quelques coups, mais lui faire confiance sur 5 sets c’est compliqué. Néanmoins la cote de Cerundolo est bien trop basse…
Ofner aime bien les conditions de Roland mais son retour sur le circuit n’a pas vraiment convaincu. Quelques victoires sans éclat et des défaites contre des joueurs moyens. Il a même sauté en qualifs à Genève alors que l’altitude est censée être son terrain de jeu favori. En plus de ça, il traîne une gêne au genou droit qui lui a posé des problèmes lors de ses derniers matchs. Son physique est clairement à surveiller en live. Darderi revient bien après une période compliquée. Il a retrouvé son tennis à Rome avec un beau run jusqu’en demi-finale, et a enchaîné avec un bon tournoi à Hambourg alors qu’on l’attendait cramé. Au final il était frais et combatif, même sa défaite contre ADM n’était pas cata. Avec quelques jours de repos supplémentaires avant ce premier tour, il devrait être dans un état optimal. Les deux aiment frapper fort, mais Darderi est moins dépendant de son service pour s’imposer et sait mieux résister du fond sur la durée. Victoire de Darderi, plus en forme.
L’an dernier Quinn avait surpris en sortant des qualifs pour atteindre le 3e tour. Cette fois il entre directement dans le tableau et devra se mettre dedans tout de suite. Les conditions lui plaisent : il a tellement de temps pour poser ses appuis et faire mal que c’est agréable pour lui. Un joueur relou à affronter peu importe la surface, avec une super mentalité. Il a atteint le 3e tour à l’Open d’Australie cette saison et connaît bien Comesana pour l’avoir affronté en qualifs à Monte-Carlo, perdu 7-5, 6-2. Comesana rate sa saison, victoires poussives, défaites contre des joueurs qu’il battait l’an dernier, classement qui glisse hors du top 100. À Genève c’était encore poussif, battu sèchement par Munar ensuite. Il reste le meilleur terrien des deux et à l’avantage dans un format long, mais à ce prix-là il ne mérite pas d’être autant favori. Le match sera long et disputé avec des phases pour chacun. Over 37 jeux, over 3.5 sets.
Sinner arrive à Roland dans un état de forme proprement hallucinant. 29 matchs sans défaite, un Career Golden Master déjà en poche cette saison. Il n’a pratiquement pas mis un pied de travers depuis février. Il entre en lice comme favori écrasant pour soulever un premier Roland-Garros et ce premier tour ressemble plus à une formalité qu’à un vrai match. Tabur est une wild-card qui fait ses débuts en Grand Chelem sur le court le plus mythique du monde, de nuit, face au numéro 1 mondial en pleine forme. Le Français arrive à un career-high mais cherche encore sa régularité à ce niveau. Le public parisien sera derrière lui et pourrait lui donner des ailes sur quelques jeux. C’est à peu près le seul scénario qui peut rendre ce match intéressant. La seule vraie question c’est si Sinner peut avoir un souci physique lié à la chaleur, comme il en avait eu en Australie contre Spizzirri. C’est pourquoi ils l’ont programmé en night session, les conditions seront plus fraîches et le numéro 1 mondial devrait dérouler sans trembler. Sinner en 3 sets. Sinner gagne moins 18.5 jeux. Match à sens unique.
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