Mercredi 14 janvier 2026, 17h00 GMT (18h00 locale) – Grand Stade de Tanger (Tanger)
Il y a des affiches qui dépassent le simple cadre d’une demi-finale. Sénégal – Égypte, c’est une rivalité récente devenue classique, un duel de statuts (le Sénégal champion “moderne”, l’Égypte monument historique) et une opposition de styles : puissance collective contre maîtrise des temps faibles. À Tanger, dans un stade plein et sous la pression d’une qualification en finale, chaque micro-événement comptera : un contrôle orienté, un duel aérien, une seconde d’hésitation sur un ballon dans la surface.
Cette CAN 2025, organisée au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, a glissé vers sa zone rouge : celle où la beauté du jeu s’efface parfois derrière la gestion, l’orgueil et la survie. Et ce Sénégal–Égypte-là arrive avec un parfum de revanche et de déjà-vu : l’Égypte s’est qualifiée au forceps contre les ivoiriens, le Sénégal avance avec une solidité presque clinique. Retrouvez à la fin de l’article notre pronostic Sénégal – Égypte.
Le contexte : une place en finale, et un duel qui pèse lourd
La CAF a officialisé l’affiche : Sénégal–Égypte à Tanger, le même mercredi où l’autre demi-finale oppose Maroc et Nigeria.
Au-delà du billet pour la finale, il y a une question de récit :
- Le Sénégal veut remettre la main sur l’Afrique “par la grande porte”, en assumant son statut et la densité de son effectif.
- L’Égypte, recordman continental, cherche à rappeler que dans cette compétition, l’expérience et le pragmatisme restent des armes massives.
Le parcours jusqu’ici : Sénégal solide, Égypte chirurgicale
Sénégal : contrôle, rigueur… et une marge encore perfectible
En quart, les Lions ont sorti le Mali 1-0 dans un match fermé, réglé sur un détail : Iliman Ndiaye a puni une erreur adverse à bout portant.
Dans la foulée, Pape Thiaw a insisté sur un point : la maîtrise est là, mais le Sénégal doit mieux “tuer” ses matchs quand la fenêtre s’ouvre.
Autre donnée précieuse avant une demi-finale : la profondeur. Le Sénégal a un “joker” qui change le rythme : Ibrahim Mbaye (17 ans), utilisé comme super-sub depuis le début du tournoi, déjà décisif et redouté pour ses prises d’espace.
Égypte : moins de ballon, plus de poison
L’Égypte arrive avec une qualification qui dit tout de son ADN : victoire 3-2 contre la Côte d’Ivoire, championne en titre, en assumant des phases sans possession mais en frappant vite et juste. But express de Marmoush, tête de Rabia, et Salah pour faire la bascule : un match où l’Égypte a montré sa capacité à survivre aux vagues… puis à planter le couteau au bon moment.
Lecture tactique : une bataille de rythmes plus qu’un feu d’artifice
1) Le plan Sénégal : imposer un match “physique + propre”
Le Sénégal de Thiaw a généralement une idée simple (et difficile à contrer) : être fort dans toutes les zones, sans se déséquilibrer. L’objectif sera double :
- Gagner le milieu : empêcher l’Égypte de respirer dans la première relance.
- Attaquer les couloirs : provoquer, centrer fort, et surtout suivre les seconds ballons.
Ce Sénégal aime les matchs où il peut défendre haut par séquences, puis se replier en bloc solide, avec des individualités capables de faire la différence sans casser l’équilibre collectif. Le piège, contre l’Égypte, serait de s’installer dans une domination stérile, de s’énerver… et de s’exposer à une transition.
L’arme X : le banc. Dans un match possiblement verrouillé, l’entrée d’un profil comme Mbaye peut fracturer une défense sur 10-15 minutes de chaos : accélérations, un-contre-un, fautes provoquées, corners gagnés.
2) Le plan Égypte : bloc bas, sorties rapides, efficacité maximale
Sous Hossam Hassan, l’Égypte assume une vérité crue : ce n’est pas toujours l’équipe la plus brillante, mais c’est souvent l’une des plus difficiles à éliminer. Contre la Côte d’Ivoire, le schéma était clair : bloquer les espaces, protéger la surface, puis punir sur les temps faibles adverses.
Face au Sénégal, l’Égypte cherchera :
- à attirer la pression pour libérer Salah ou Marmoush dans le dos,
- à multiplier les coups de pied arrêtés (quand un match se ferme, un corner ou un coup franc devient une occasion en or),
- à faire durer : plus le match s’étire, plus la demi-finale devient mentale, plus l’Égypte est à l’aise dans ce registre de part son expérience.
Les duels qui peuvent décider la demi-finale
Salah : le thermomètre de la soirée
Quand Salah touche peu de ballons, l’Égypte peut quand même survivre… mais quand il en touche bien, le match bascule. Son but contre la Côte d’Ivoire a rappelé qu’il n’a besoin que d’une demi-occasion.
Ndiaye / Mané, le Sénégal au couteau dans la poche
Le Sénégal a plusieurs façons de marquer : jeu placé, transition, centre, second ballon. Cette variété est une richesse contre un bloc égyptien dense. Et il y a aussi ce symbole : Mané vs Salah, deux trajectoires, deux nations, une rivalité devenue mythique sur la scène africaine.
Les coups de pied arrêtés : la zone de danger n°1
En demi-finale, l’équipe qui “vole” un but sur CPA prend souvent un avantage presque définitif. L’Égypte a montré sa capacité à marquer sur phases arrêtées (Rabia), et le Sénégal a la taille/puissance pour répondre.
Les scénarios probables (et ce que chaque équipe veut éviter)
- Si le Sénégal marque en premier : l’Égypte sera obligée d’ouvrir un peu plus, et le Sénégal pourra jouer sa spécialité : défendre fort puis attaquer les espaces et en contre ça peut faire très mal !
- Si l’Égypte marque en premier : on peut basculer sur un match très frustrant pour le Sénégal (bloc, fautes “intelligentes”, gestion des temps morts).
- Si ça reste 0-0 longtemps : la demi-finale devient un concours de nerfs. Les entrants, la fraîcheur, et la discipline (ne pas concéder de CPA évitable) feront la différence.
Pronostic Sénégal – Égypte : compositions probables
Senegal : Edouard Mendy – Krépin Diatta, Kalidou Koulibaly, Moussa Niakhaté, Ismail Jakobs – Pape Gueye, Idrissa Gueye, Lamine Camara – Ismaila Sarr, Iliman Ndiaye, Sadio Mané
Egypte : Mohamed El Shenawy – Mohamed Hany, Ramy Rabia, Yasser Ibrahim, Mohamed Hamdi – Marwan Attia, Ahmed Sayed « Zizo », Hamdy Fathy, Emam Ashour – Mohamed Salah, Omar Marmoush
Verdict : pourquoi le Sénégal part légèrement devant… sans garantie
Sur le papier, le Sénégal a davantage de solutions : plus de densité athlétique, plus d’options offensives, et un banc capable d’accélérer (Mbaye).
Mais l’Égypte arrive avec une qualité rare dans une CAN : l’art de gagner même quand le match ne lui appartient pas, comme contre la Côte d’Ivoire. C’est typiquement le match où le favori “logique” peut se faire piéger… s’il ne concrétise pas les occasions.
Prédiction Sénégal – Égypte (CAN 2025 au Maroc)
Sur ce qu’on a vu depuis le début du tournoi, le Senegal impressionne. Sur le papier, c’est sûrement la meilleure équipe du tournoi avec une belle profondeur de banc. Défensivement, l’Egypte n’est pas rassurant et face au Senegal, ça risque de coûter cher.
Pronostic Sénégal – Égypte (CAN 2025 au Maroc)
Pronostic conseillé : Senegal gagne, remboursé si match nul @1.50
Fun : Koulibaly buteur @15 Winamax
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