Les USA Women ont officialisé leur groupe de 32 joueuses pour la Coupe du Monde de rugby en Angleterre, avec la captain Kate Zackary et la star des réseaux Ilona Maher en figures de proue. Un tirage difficile les attend, avec l’Australie, les Samoa et le pays hôte, l’Angleterre.
Une annonce à Washington, Zackary pour la 3e fois en tribune
La sélectionneuse Kate Zackary a été reconduite comme capitaine des USA Women pour la Coupe du Monde de rugby. L’annonce a été faite lors d’un live-streamed event organisé depuis Washington D.C., devant un parterre médiatique et plusieurs joueuses déjà célèbres outre-Atlantique. Zackary en est à sa troisième apparition dans un Mondial, après l’édition 2017 en Irlande et celle, reportée, organisée en Nouvelle-Zélande il y a trois ans.
Le staff américain a construit un groupe de 32 joueuses: 14 arrières et 18 avants. La composition reflète l’équilibre traditionnel du rugby à XV féminin nord-américain, où l’expérience des avants reste déterminante face aux nations de l’hémisphère sud.
Ilona Maher, l’arme hors-terrain des Eagles
Ilona Maher, récente lauréate d’un ESPYS Award à Los Angeles, ne se contente plus d’être un phénomène TikTok. Son discours à la cérémonie a marqué les esprits: elle a placé la Coupe du Monde comme « le plus grand événement du rugby féminin ». Au-delà de l’image, son profil physique (1,75 m, près de 90 kg) et sa science du jeu au centre du terrain en font un atout offensif et défensif rare.
Sa présence mediatique joue aussi sur la billetterie: plus de 300 000 billets ont déjà été vendus pour le tournoi, soit plus du double de l’édition précédente en Nouvelle-Zélande. Une dynamique que USA Rugby cherche à transformer en héritage durable.
Un groupe C qui ne fait aucun cadeau
Le tirage a placé les États-Unis dans la poule de la sélection hôte, l’Angleterre, aux côtés de l’Australie et des Samoa. Un parcours que peu d’observateurs qualifieraient de clément. Les Wallaroos australiennes restent sur une victoire 27-19 face aux Américaines, lors du test de mai au GIO Stadium de Canberra, avec notamment une Charlotte Caslick brillante au centre du terrain.
Les USA Women ont aussi concédé deux défaites durant la Pacific Four Series, face au Canada et à la Nouvelle-Zélande. Le staff de Zackary devra corriger ces lacunes défensives avant d’affronter l’Angleterre, attendue comme l’un des favoris du tournoi à domicile.
Septième en Nouvelle-Zélande, l’objectif clair de progression
Lors du précédent Mondial, les Eagles avaient terminé à la septième place. Zackary l’assume: « Ce groupe est déterminé et prêt à réécrire notre histoire. On ne tient rien pour acquis.
» L’objectif officiel, formulé par USA Rugby, est clair: dépasser ce classement et offrir une vitrine à la prochaine génération de joueuses américaines.
Pour la fédération, l’enjeu dépasse le seul résultat sportif: « Ce Mondial, c’est montrer à la prochaine génération ce qui est possible. On veut que des gamines à travers les États-Unis voient cette équipe et se disent: ça pourrait être moi », a insisté Zackary. Le rugby féminin nord-américain vise une accélération de sa croissance, sur le modèle de ce qu’a connu la Coupe du Monde 2022.
Et l’Angleterre dans tout ça?
Les Red Roses, pays hôte, arrivent avec un statut de favorite, un championnat domestique ultra-professionnel et un calendrier d’amicaux parfaitement calibré. Pour les Américaines, le match face à l’Angleterre sera plus qu’un choc de poule: un test grandeur nature avant d’espérer rêver plus loin dans le tournoi.
L’Australie, championne du monde en titre dans le format à XV, et les Samoa, réputées pour leur puissance physique, compléteront un parcours qui n’autorise aucun relâchement. La clé pour Zackary et ses troupes: tenir le rythme sur 80 minutes face à ces trois styles très différents.
Pourquoi Maher change vraiment la donne
Vous avez peut-être découvert Ilona Maher sur TikTok, mais sur le pré, c’est un centre de 90 kg qui casse les plaquages. Sa présence pourrait attirer de nouveaux fans, mais elle devra surtout peser dans les rucks et les pick-and-go face à des nations bien plus expérimentées.
Si les États-Unis veulent retrouver les quarts de finale, il faudra que la star des réseaux devienne aussi celle des feuilles de match. C’est tout l’enjeu de ce Mondial: transformer l’attention médiatique en résultats sportifs.
Ce qu’il faut retenir avant le coup d’envoi
Les USA Women arrivent en Angleterre avec un mélange rare: une capitaine expérimentée, une star planétaire, et un groupe de 32 joueuses profondément renouvelé. Après une 7e place en Nouvelle-Zélande, la marche est haute, mais le potentiel existe.
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