On parle souvent de paris sportifs ici, mais l’univers du divertissement en ligne va bien au-delà. Musique, gaming, jeux en ligne : ces mondes se croisent de plus en plus, et les Gorillaz en sont un parfait exemple. Le groupe virtuel de Damon Albarn, attendu à Paris en juin pour le festival We Love Green, navigue depuis près de 30 ans entre musique, jeux vidéo et culture digitale. Retour sur ce qui attend les fans parisiens.
Gorillaz joueront au festival We Love Green 2026 en juin à Paris. Avant ce grand concert, nous avons l’occasion de jeter un œil aux setlists récentes du groupe virtuel.
Nouvelle musique et nouveaux hits
Le dernier album des Gorillaz, The Mountain, a reçu d’excellentes critiques. D’après les premiers signes, les nouvelles chansons seront mêlées aux classiques. “The Happy Dictator”, “The Shadowy Light” et “The Mountain” rejoindront les favoris des fans comme “19-2000” et “Stylo”.
L’automne dernier, Gorillaz ont relancé leur célèbre jeu Flash Kong Studios. Les joueurs pouvaient se promener dans un studio, écouter de la musique et découvrir des secrets cachés. Le nouveau site des Gorillaz a également inclus un nouveau jeu inspiré du clip « Clint Eastwood ».
Le jukebox de Kong Studios présentait un teaser pour “The Happy Dictator”, désormais joué dans les mêmes concerts que les classiques comme “Tomorrow Comes Today”. Ce titre récent, en collaboration avec Sparks, a bénéficié d’un «visualiseur officiel » plutôt que d’un clip complet.
Les jeux Flash étaient extrêmement populaires en 1998, lors de la sortie originale de Kong Studios. L’influence des Gorillaz dans la culture digitale coïncidait (et continue de coïncider) avec un essor du jeu en ligne, avec de nouvelles lois permettant à plus de gens de jouez aux machines à sous en ligne au Canada.
Le concert des Gorillaz à Manchester
Damon Albarn et son groupe, accompagnés d’illustrations sur le thème de la jungle signées Jamie Hewlett, ont récemment joué à Manchester, en Angleterre. Le public a pu profiter d’une setlist très complète. Albarn dispose désormais de près de trois décennies de musique à puiser. Trop peut-être : certains hits comme « Dare » ont été laissés de côté (comme à Manchester).
Pendant “Tomorrow Comes Today”, Albarn est descendu dans la foule avec les fans chantant avec lui. Il utilisait un micro style talkie-walkie plutôt qu’un micro classique.
De La Soul est monté sur scène pour “Feel Good Inc” et le concert s’est terminé sur un autre méga-hit, “Clint Eastwood”.
Gorillaz à Dublin
La setlist était similaire pour leurs deux dates à Dublin, en Irlande. Ils ont eu droit à un rappel plus long que celui de Manchester. Le public du 2 avril a ainsi pu profiter de “The Hardest Thing”, “Orange County”, “Feel Good Inc”, “Clint Eastwood”, “Don’t Get Lost in Heaven” et “Demon Days”.
Leur discographie étant désormais immense, certains morceaux comme “Demon Days”, avec près de 3 millions de vues sur YouTube seulement, peuvent sembler presque oubliés. Cela pourrait sembler fou jusqu’à ce que l’on considère que “19-2000” a été vu 209 millions de fois, et que des titres plus récents comme “The Happy Dictator” dépassent déjà 6 millions de vues (les commentaires du visualiseur incluent un fan disant que voir Murdoc passer de leader de culte à dictateur paraît naturel, et un autre notant que la chanson montre bien comment des choses sinistres peuvent être cachées derrière un faux bonheur).
Gorillaz n’ont jamais eu peur d’aborder de grands sujets (voir les albums précédents comme Plastic Beach), et le nouvel album a été salué comme un retour à des thèmes cohérents. Albarn et Hewlett ont tous deux évoqué leur rapprochement et leur collaboration renouvelés. Les fans parisiens découvriront probablement une setlist similaire à celles d’Angleterre et d’Irlande, avec un groupe profitant pleinement de sa 29ᵉ année d’existence.
Avec leur mélange unique de musique, d’animation et de culture numérique, les Gorillaz illustrent parfaitement comment le divertissement en ligne — qu’il s’agisse de jeux, de streaming ou de paris — fait désormais partie d’un même écosystème. Rendez-vous en juin à Paris pour voir si Albarn et sa bande réservent encore quelques surprises à leur setlist.























